Pourquoi le Renault Mégane Cabriolet est un modèle à éviter

Pourquoi le Renault Mégane Cabriolet est un modèle à éviter

Longtemps perçu comme le cabriolet « plaisir accessible » du marché français, le Renault Mégane Cabriolet a séduit avec son toit rigide rétractable, son design flatteur et des tarifs d’occasion attractifs. Pourtant, derrière la promesse de rouler cheveux au vent se cachent des zones d’ombre : fiabilité moyenne, problèmes électriques récurrents, étanchéité perfectible et coût entretien souvent sous-estimé font de ce modèle un piège pour de nombreux acheteurs. Avant de céder à la tentation, mieux vaut comprendre pourquoi ce cabriolet peut devenir un gouffre à réparations fréquentes, cumuler une forte perte valeur et décevoir en performance moteur comme en confort au quotidien. Entre retours d’expérience d’atelier et observation du marché de l’occasion, le Mégane Cabriolet se révèle bien moins romantique qu’il n’y paraît.

En bref : pourquoi le Renault Mégane Cabriolet est un modèle à éviter
Le Renault Mégane Cabriolet attire par son look et ses prix cassés en occasion, mais les acheteurs sous-estiment souvent ses faiblesses. Les soucis concernent surtout le toit rigide électrique (capteurs, vérins, infiltration d’eau), la fiabilité moyenne de certains moteurs dCi et TCe, ainsi que des problèmes électriques affectant vitres, capteurs d’airbag, ESP ou verrouillage. La consommation carburant se montre élevée pour un cabriolet censé être « raisonnable », tandis que le confort se dégrade rapidement à cause de craquements de structure et de bruits d’air. Sur le plan financier, la perte valeur est forte, le coût entretien grimpe à cause de pièces spécifiques au cabriolet et les réparations fréquentes sur le toit peuvent engloutir l’économie réalisée à l’achat. L’article détaille les faiblesses majeures, les générations à fuir, les coûts typiques et propose des alternatives plus rationnelles pour profiter du plein air sans plomber son budget.

Renault Mégane Cabriolet : un cabriolet séduisant mais miné par la fiabilité 🛠️

Sur le papier, le Renault Mégane Cabriolet coche toutes les cases du cabriolet plaisir : quatre places, toit rigide escamotable façon coupé-cabriolet, équipements confortables et prix d’occasion doux. Sur le terrain, les retours d’atelier dressent un portrait bien plus mitigé, avec une fiabilité jugée moyenne à faible sur les séries les plus diffusées.

La première faiblesse vient de l’ADN même du modèle : transformer une compacte classique en cabriolet impose de lourdes modifications de structure, d’électronique et d’hydraulique. Chaque point supplémentaire est une source potentielle de réparations fréquentes. Quand une simple Mégane berline se contente de portes et d’un hayon, le cabriolet ajoute capteurs, vérins, loquets motorisés, joints complexes… autant d’éléments qui vieillissent mal si l’auto dort dehors ou roule peu.

Les retours de propriétaires le confirment : pannes de toit, alertes d’ESP aléatoires, témoins d’airbag qui s’allument sans raison, vitres qui coincent sont des scènes classiques dans les ateliers spécialisés Renault. Sur un cabriolet âgé de plus de dix ans, chaque intervention dépasse vite le simple « petit réglage » et finit en facture à quatre chiffres.

Motorisations diesel et essence : un cocktail à risque pour le cabriolet

Le Mégane Cabriolet a hérité des moteurs de la gamme classique. Certains blocs ont une bonne réputation, d’autres non, et ce passif pèse lourd sur le cabriolet, encore plus exposé aux usages irréguliers (sorties occasionnelles, hivernage prolongé).

Les moteurs 1.9 dCi et 1.5 dCi de première génération sont connus pour leurs faiblesses : turbos fragiles, injection capricieuse, vanne EGR qui s’encrasse vite, voire casse moteur si l’entretien est négligé. Sur un cabriolet souvent utilisé en ville et peu roulé, ces défauts s’amplifient : le moteur ne chauffe pas correctement, le FAP ne régénère pas, l’huile se charge plus vite.

Côté essence, certains blocs TCe héritent de la mauvaise réputation de la Mégane berline : consommation carburant supérieure aux promesses, consommation d’huile anormale, chaînes de distribution sensibles. Le résultat est paradoxal : un cabriolet vendu comme compromis raisonnable finit par coûter aussi cher à entretenir qu’un modèle premium, sans le standing ni la valeur de revente.

Problèmes électriques et électroniques : le talon d’Achille du Mégane Cabriolet ⚡

Le Mégane Cabriolet accumule les problèmes électriques typiques de la gamme, amplifiés par la complexité du toit. Capteurs de position de toit, moteurs de verrouillage, faisceaux qui passent dans les charnières : autant de zones exposées aux contraintes mécaniques et aux infiltrations d’eau.

Les ateliers recensent régulièrement :

  • ⚠️ Voyants d’airbag ou d’ESP qui s’allument aléatoirement
  • ⚡ Vitres électriques arrière bloquées en position intermédiaire
  • 💡 Capteurs de toit qui empêchent toute ouverture ou fermeture
  • 🔐 Fermeture centralisée capricieuse après forte pluie

Ces dysfonctionnements ne sont pas seulement agaçants. Sur ce type de cabriolet, certains blocages immobilisent totalement le véhicule, par exemple lorsque le toit refuse de se refermer et reste ouvert sous l’orage. La voiture doit alors être remorquée, et le devis grimpe vite.

Pourquoi le profil « cabriolet loisir » aggrave les pannes

Le Mégane Cabriolet est rarement un véhicule principal. Il passe souvent l’hiver au garage, sort les week-ends d’été et parcourt peu de kilomètres. Ce profil d’utilisation fait rêver sur le plan plaisir, mais il nuit à la mécanique et à l’électronique modernes qui supportent mal l’inactivité.

Huile qui se dégrade sans roulage, joints qui sèchent, contacts électriques oxydés, pneus ovalisés, tout concourt à générer des défauts. Le cabriolet se retrouve avec une fiabilité inférieure à une compacte classique du même âge ayant roulé régulièrement. L’acheteur croit faire une bonne affaire avec un faible kilométrage, alors qu’il récupère parfois tous les désagréments liés à l’immobilisation.

Ce cocktail – base mécanique déjà connue pour ses faiblesses, toit complexe et usage irrégulier – explique pourquoi le Renault Mégane Cabriolet est largement classé parmi les modèles à éviter quand on recherche la tranquillité mécanique.

Toit rigide, étanchéité et structure : les vrais problèmes d’un faux cabriolet serein 🌧️

Le toit rigide escamotable du Mégane Cabriolet devait être l’argument choc : sécurité renforcée, isolation meilleure qu’une capote en toile, look coupé au quotidien. Sur la durée, il se transforme souvent en cauchemar pour la étanchéité, la maintenance et le confort acoustique.

Ce type de toit cumule commandes électriques, vérins, capteurs et multiples joints périphériques. Chacun de ces organes est coûteux, et la moindre défaillance suffit à immobiliser le système. Sur un cabriolet qui accuse plus de dix hivers, les joints se tassent, durcissent et la carrosserie prend du jeu. Résultat : craquements sur mauvais revêtement, bruits d’air dès 110 km/h, et parfois infiltration d’eau dans les montants ou le coffre.

Étanchéité : infiltrations d’eau, buée et odeurs d’humidité 💧

Les plaintes les plus fréquentes concernent l’étanchéité globale du Mégane Cabriolet. La pluie s’invite par les montants de pare-brise, les jonctions de toit ou la lunette arrière, surtout quand les joints n’ont jamais été entretenus. En stationnement en pente, certains propriétaires découvrent des flaques dans le coffre ou aux pieds arrière.

Outre l’inconfort immédiat, ces infiltrations provoquent :

  • 💦 Buée persistante sur les vitres, même avec climatisation
  • 🦠 Odeurs de moisi dans l’habitacle
  • ⚡ Oxydation des connecteurs électriques situés sous la moquette
  • 🪫 Court-circuits possibles sur certains boîtiers électroniques

L’eau dans l’habitacle n’est jamais anodine. Sur ce modèle, elle accélère l’apparition de problèmes électriques et peut déclencher des pannes fantômes, difficiles à diagnostiquer. Le simple resserrage ou changement de joints ne suffit pas toujours, car la déformation légère de la caisse au fil des années accentue les désalignements.

Confort et vieillissement de la structure : craquements et vibrations

La suppression du toit fixe oblige Renault à renforcer le plancher, les bas de caisse et les montants. Malgré ces renforts, le Mégane Cabriolet reste moins rigide qu’une berline. Avec le temps, les bruits parasites augmentent, surtout sur routes dégradées.

Grincements au niveau du tableau de bord, cliquetis dans les montants de pare-brise, claquements du toit sur les bosses : ce cocktail sonore nuit au confort perçu. Certains conducteurs comparent l’expérience à une vieille armoire qui tremble à chaque dos-d’âne, loin de l’image glamoureuse promise par la brochure.

Sur longs trajets, cette fatigue acoustique s’ajoute au bruit d’air et au vent qui s’invite dans l’habitacle, même toit fermé. Un cabriolet compact moderne peut offrir mieux, notamment avec une capote en toile bien conçue, plus souple et plus facile à ajuster.

Coût d’entretien du toit : la facture cachée du cabriolet 🧾

Le coût entretien du Mégane Cabriolet est souvent sous-estimé. Beaucoup pensent qu’il suffit de réaliser les révisions classiques d’une Mégane ; en réalité, le toit ajoute une couche de risques financiers non négligeable.

Un simple capteur de position de toit défaillant peut coûter plusieurs centaines d’euros, main-d’œuvre comprise. Un vérin hydrauliques qui fuit ? On dépasse vite les 1 000 €. Quand l’eau a endommagé des modules électroniques, l’addition grimpe à 2 000 € ou plus, surtout si le faisceau doit être partiellement remplacé.

Élément du toit ⚙️Panne typique 😬Km / âge fréquents ⏱️Coût moyen 💶
Capteur de positionToit bloqué, message d’erreur8-12 ans250-500 €
Vérins hydrauliquesOuverture/fermeture lente ou impossible10+ ans800-1 500 €
Joints de toitInfiltrations, bruits d’air7-10 ans400-900 €
Boîtier de commandePanne totale du systèmeVariable700-1 200 €

Ces montants, ajoutés aux pannes mécaniques classiques, expliquent pourquoi ce modèle se retrouve rapidement économiquement irréparable quand sa cote d’occasion s’effondre. Une simple panne de toit peut représenter la moitié de la valeur de la voiture.

Pour un cabriolet robuste et agréable, mieux vaut privilégier une architecture plus simple, une capote en toile bien conçue et une base mécanique éprouvée plutôt qu’un toit rigide spectaculaire mais fragile.

Consommation, performance moteur et agrément : un cabriolet plus lourd que fun ⛽

Un cabriolet se choisit autant pour le style que pour le plaisir de conduite. Sur ce terrain, le Renault Mégane Cabriolet laisse un goût mitigé. Le poids supplémentaire du toit rigide et des renforts pénalise la performance moteur, la consommation carburant et le comportement routier.

Le modèle pèse souvent 150 à 200 kg de plus que la berline équivalente. Sur des moteurs déjà modestes, cet embonpoint se ressent nettement : accélérations molles, reprises hésitantes en côte, besoins fréquents de rétrograder. Pour dépasser sereinement ou s’insérer sur autoroute avec quatre personnes à bord, il faut anticiper davantage qu’avec certaines concurrentes plus légères.

Consommation carburant en hausse : le prix du toit rigide

La consommation carburant constitue l’un des points noirs du Mégane Cabriolet. Le surpoids, l’aérodynamique défavorable toit ouvert et la gestion moteur parfois datée se combinent pour alourdir le budget carburant.

Sur route mixte, un essence peut facilement dépasser les 8-9 l/100 km, et un diesel grimper au-delà des 6-7 l/100 km dès que les trajets se résument à de la ville et des petites promenades. Le rêve du cabriolet « raisonnable » se transforme alors en caisse à essence insatiable, à rebours de ce que cherche un acheteur prudent en 2026.

Performance moteur : plaisir limité, frustration fréquente 🚗

Les versions diesel, pourtant coupleuses, se montrent peu compatibles avec l’esprit cabriolet. Bruit typé utilitaire, zone rouge basse et inertie du turbo n’incitent pas à profiter des routes sinueuses cheveux au vent. Quant aux moteurs essence d’entrée de gamme, ils peinent à compenser le poids de l’auto.

Pour ressentir un véritable agrément, il faut viser les motorisations les plus puissantes, nettement plus rares en occasion et pas forcément épargnées par les soucis de fiabilité. Beaucoup d’acheteurs se retrouvent donc avec un cabriolet visuellement séduisant mais au performance moteur décevante et à l’agrément limité, surtout en conduite chargée ou sur autoroute.

Comportement routier et confort : compromis peu convaincant

Le châssis du Mégane Cabriolet doit concilier rigidité renforcée et confort acceptable. Dans les faits, la suspension apparaît souvent trop ferme sur mauvais revêtements, tout en restant perfectible en maintien de caisse. Une fois le toit ouvert, la structure travaille davantage, ce qui dégrade encore le confort.

Sur long trajet, les passagers arrière se plaignent de turbulences d’air marquées, tandis que les sièges manquent parfois de maintien latéral. Les bruits aérodynamiques se montrent plus présents que sur certains cabriolets concurrents équipés de pare-vent mieux étudiés et de capotes en toile isolantes.

Résultat : le Mégane Cabriolet offre un plaisir très contextuel, presque limité aux balades à allure douce sur départementales, loin des attentes d’un amateur de conduite dynamique.

Les essais vidéo spécialisés confirment souvent ces impressions, en soulignant un agrément de conduite moyen par rapport aux rivaux et une efficience en retrait.

Pour qui cherche un cabriolet équilibré entre style, plaisir et coûts d’usage, ce modèle peine donc à convaincre dès qu’on gratte le vernis des premières impressions.

Perte de valeur, réparations fréquentes et coût d’entretien : le vrai prix du Mégane Cabriolet 💸

Au-delà de la technique, le Mégane Cabriolet pose un problème financier récurrent : une perte valeur rapide, combinée à un coût entretien élevé et à des réparations fréquentes. Ce cocktail explique pourquoi tant de professionnels déconseillent ce modèle à ceux qui veulent un achat rationnel.

Sur le marché de l’occasion, les cabriolets généralistes souffrent déjà d’une cote instable. Quand un modèle cumule soucis de toit, réputation mitigée et moteurs contestés, la décote s’accélère. Les annonces affichent des prix attractifs, mais cette apparente bonne affaire masque souvent plusieurs milliers d’euros de travaux potentiels.

Perte de valeur : une décote plus forte que la moyenne 📉

Le Mégane Cabriolet perd de la valeur plus vite que la berline équivalente. Les acheteurs avertis connaissent sa réputation, ce qui réduit le nombre de candidats sérieux à la revente. Plus l’auto vieillit, plus le risque de panne de toit ou de corrosion cachée inquiète, ce qui tire les prix vers le bas.

Résultat : un propriétaire ayant investi dans des réparations importantes peine à les récupérer à la revente. Un toit remis à neuf, des joints remplacés, des travaux d’étanchéité coûteux ne se reflètent pas réellement dans la cote, car le marché sait que le modèle reste risqué structurellement.

Coût d’entretien global : quand l’addition dépasse la valeur du véhicule

Au coût entretien mécanique (distribution, freins, amortisseurs, embrayage) s’ajoute celui du toit, des joints, des vérins et de l’électronique associée. L’addition globale devient vite disproportionnée par rapport à la valeur marchande de la voiture.

Quelques pannes fréquentes et leurs impacts budgétaires typiques :

  • 🛞 Remplacement d’un train de pneus premium sur jantes larges : 500-800 €
  • ⛓️ Courroie de distribution + pompe à eau sur diesel : 700-1 000 €
  • 🔧 Turbo sur dCi : 1 500-2 000 €
  • ⚡ Boîtier de commande de toit : 700-1 200 €
  • 💧 Remise en état d’étanchéité (joints + réglages) : 600-1 000 €

Sur une auto parfois cotée à moins de 5 000 €, enchaîner deux ou trois de ces interventions à quelques mois d’intervalle suffit à plomber totalement le budget. Beaucoup de propriétaires choisissent alors de revendre avant réparation, ce qui alimente le marché de véhicules « à problèmes ».

Réparations fréquentes : ce qui revient souvent en atelier 🔁

Les ateliers spécialisés rapportent un schéma assez récurrent chez les acheteurs de Mégane Cabriolet :

  • 🚨 Première année : découverte de fuites légères, joints fatigués, toits bruyants
  • 🔋 Deuxième année : problèmes électriques (capteurs, vitres, ESP), batterie souvent sous-dimensionnée
  • 💥 Troisième année : panne plus sérieuse (turbo, injection, boîtier de toit) qui remet en question l’intérêt de garder la voiture

Ce scénario illustre bien le piège : le modèle se montre rarement catastrophique dès le départ, mais une accumulation de petites puis moyennes pannes finit par lasser et entamer la confiance. L’investissement émotionnel initial laisse place à la fatigue et à la méfiance.

De nombreuses vidéos de conseils d’achat en occasion mettent désormais en garde contre ces enchaînements de pannes et recommandent des alternatives plus sereines.

Pour qui recherche un cabriolet à garder plusieurs années, le Mégane Cabriolet ressemble plus à un pari hasardeux qu’à un compagnon fiable de routes ensoleillées.

Comparatif, alternatives et conseils : comment éviter le piège du Renault Mégane Cabriolet ✅

Face à ce tableau, le meilleur service à rendre à un acheteur est de proposer des options plus rationnelles. Il existe des cabriolets compacts plus fiables, mieux construits et moins risqués sur le plan financier que le Renault Mégane Cabriolet. L’objectif n’est pas de renoncer au plaisir, mais de l’obtenir sans transformer chaque sortie en roulette russe mécanique.

Comparatif synthétique : Mégane Cabriolet vs alternatives

Un regard global sur quelques modèles concurrents permet de situer le Mégane Cabriolet.

Modèle 🚗Fiabilité globale 🛡️Toit / capote 🏗️Coût d’usage 💰
Renault Mégane CabrioletMoyenne à faibleToit rigide complexeÉlevé (pannes toit + moteur)
Peugeot 308 CCMoyenneToit rigide aussi délicatÉlevé, pièces parfois chères
VW Golf cabrioletBonneCapote toile plus simpleMaîtrisé, meilleure valeur
Mazda MX-5 (2 places)Très bonneCapote manuelle légèreFaible, plaisir maximal

Les modèles dotés de capotes en toile simples, bien conçues et reposant sur des bases mécaniques réputées fiables se révèlent souvent de meilleurs choix pour qui veut un cabriolet durable.

Points à vérifier si le coup de cœur reste fort ❤️

Pour ceux qui, malgré tout, lorgnent sur un Mégane Cabriolet précis, quelques vérifications réduisent les risques :

  • 🔍 Tester le toit plusieurs fois (ouverture/fermeture complète) avant achat
  • 💧 Passer au lavage haute pression pour traquer les fuites d’étanchéité
  • 📑 Exiger un dossier complet de factures, notamment liées au toit et à l’injection
  • 🛣 Faire un essai routier toit ouvert et fermé, sur route dégradée et autoroute
  • 🖥️ Demander un diagnostic électronique complet en garage
  • 🔧 Prévoir une enveloppe de sécurité pour réparations fréquentes la première année

Si l’un de ces points génère un doute sérieux (toit qui grince, bruits d’air anormaux, voyants allumés, infiltration constatée), mieux vaut renoncer et se tourner vers un exemplaire plus sain ou un autre modèle.

Stratégie d’achat malin : choisir un cabriolet sans mauvaise surprise

Pour profiter d’un cabriolet en limitant les risques :

Préférer :

  • 🚗 Une capote en toile simple plutôt qu’un toit rigide sophistiqué
  • 🛡️ Une base mécanique réputée pour sa fiabilité (moteurs essence atmosphériques, blocs éprouvés)
  • 📉 Un modèle à perte valeur maîtrisée, porté par une forte demande en occasion

Éviter :

  • ⚙️ Les moteurs connus pour leurs casses (certains dCi, TCe mal nés)
  • ⚡ Les modèles accumulant les problèmes électriques documentés
  • 💣 Les cabriolets âgés avec historique flou ou entretien parcellaire

La meilleure protection reste d’aborder un cabriolet comme un projet à part : en acceptant un coût entretien légèrement supérieur à une compacte classique, mais en refusant les modèles qui transforment ce surcoût en gouffre financier.

Sur ce critère, le Renault Mégane Cabriolet s’inscrit clairement parmi les candidats à éviter, sauf à l’acheter en parfaite connaissance de cause, pour un usage limité et avec un budget réparation bien dimensionné.

Générations, moteurs et années à éviter : focus spécifique sur le Renault Mégane Cabriolet 📚

Pour finir, un zoom sur les variantes et moteurs du Mégane Cabriolet permet de distinguer les zones rouges des rares zones moins risquées. Comme pour la berline, certaines années de production et certains blocs mécaniques concentrent l’essentiel des ennuis.

Générations de Mégane Cabriolet : points à retenir

Le cabriolet a été décliné principalement sur les bases de Mégane 2 et Mégane 3. Dans les deux cas, les faiblesses de la gamme classique se retrouvent amplifiées.

Sur base Mégane 2, la période 2003-2006 concentre les plus mauvais scores de fiabilité : soucis électriques à répétition, moteurs dCi délicats, étanchéité perfectible dès la sortie d’usine sur certains lots. Les phases légèrement plus récentes corrigent certains défauts, sans transformer le modèle en référence.

Sur base Mégane 3, les avancées électroniques et de dépollution apportent leur lot de soucis : dCi sensibles à l’encrassement, FAP fragiles si usage urbain, boîtes automatiques parfois hésitantes. Là encore, cumuler ces risques avec un toit rigide vieillissant n’a rien de rassurant.

Moteurs du Mégane Cabriolet à fuir en priorité 🚫

Parmi les blocs proposés sur ce modèle, certains méritent une vraie méfiance :

  • ⚠️ Les diesels 1.9 dCi : risques de turbo, injection, volant moteur coûteux
  • ⚠️ Les premiers 1.5 dCi : sensibilité à la limaille, pompe haute pression fragile
  • ⚠️ Les TCe d’ancienne génération : consommation carburant et d’huile élevées, casse de chaîne possible

Ces moteurs cumulent les risques de grosses factures. Sur un cabriolet déjà chargé en coûts potentiels de toit, le niveau de risque global devient difficile à justifier, même avec un prix d’achat plancher.

Pourquoi même les « bons » moteurs ne sauvent pas vraiment le modèle

Certaines versions essence atmosphériques ou dCi plus récents peuvent se montrer plus endurants. Pourtant, même avec un bloc moteur relativement sain, le Mégane Cabriolet reste pénalisé par :

  • 🧱 Une structure vieillissante, génératrice de bruits et de craquements
  • 🌧️ Une étanchéité difficile à maintenir au-delà de dix ans
  • ⚡ Une électronique de toit et de confort sujette à vieillissement

Autrement dit, même « bien né », un Mégane Cabriolet vieillit vite sur des aspects coûteux à remettre à niveau. Les économies réalisées à la pompe grâce à un moteur sobre ne compensent pas le prix de joints, de capteurs ou de vérins.

C’est cette globalité – mécanique, structurelle, électrique et financière – qui pousse de nombreux professionnels à classer le Renault Mégane Cabriolet parmi les modèles à éviter pour qui cherche sérénité, confort durable et coûts maîtrisés.

Le Renault Mégane Cabriolet est-il totalement à fuir ?

Ce modèle n’est pas systématiquement catastrophique, mais il cumule plusieurs zones de fragilité : toit rigide complexe, problèmes électriques, étanchéité perfectible et moteurs dCi/TCe parfois peu fiables. Pour un acheteur qui recherche une voiture plaisir sans mauvaise surprise, d’autres cabriolets proposent un meilleur équilibre entre fiabilité, confort et coût d’entretien.

Quel est le principal point faible du Mégane Cabriolet ?

Le point le plus délicat reste le toit rigide escamotable : capteurs, vérins, boîtier de commande et joints vieillissent mal. Une panne de toit peut immobiliser la voiture, coûter très cher à réparer et accentuer les problèmes d’étanchéité, avec à la clé de nouveaux problèmes électriques.

Le Mégane Cabriolet consomme-t-il beaucoup de carburant ?

Oui, la consommation carburant est supérieure à celle d’une berline équivalente, en raison du poids plus élevé et de l’aérodynamique défavorable. Les moteurs essence peuvent dépasser 8–9 l/100 km en usage mixte, tandis que les diesels montent vite au-delà de 6–7 l/100 km en ville ou sur petits trajets.

Combien prévoir de budget annuel pour l’entretien ?

Selon le moteur et le kilométrage, il faut compter en moyenne 1 000 à 1 500 € par an si l’on inclut l’entretien courant, quelques réparations et une provision pour le toit. Une année sans souci majeur est possible, mais une panne de toit ou de turbo peut à elle seule dépasser ces montants.

Quelles alternatives plus fiables au Renault Mégane Cabriolet ?

Pour un cabriolet plus serein, on peut viser une VW Golf cabriolet ou une Mazda MX-5 si deux places suffisent. Ces modèles offrent en général une meilleure fiabilité, un coût d’entretien plus prévisible et une valeur de revente plus stable, tout en préservant le plaisir de rouler à ciel ouvert.